Zoom sur la biomasse et son potentiel pour développer les énergies renouvelables

Par définition, la biomasse regroupe toutes les matières organiques qui peuvent devenir des énergies, après transformation.
Ces dernières sont animales (cadavres d’animaux) ou végétales (restes alimentaires, plantes, céréales, déchets agricoles, bois, etc.) et se matérialisent sous plusieurs formes :

  • solide
  • liquide
  • gazeuse.

Suivant le procédé utilisé, on transforme ces éléments en chaleur, en électricité ou même en biocarburants.
En ce sens, la biomasse représente un véritable potentiel en matière d’énergies renouvelables.

Zoom sur la biomasse

Comment la biomasse génère-t-elle des énergies renouvelables ?

La biomasse ne produit pas systématiquement des énergies renouvelables. En effet, pour qu’elles puissent être qualifiées ainsi, il faut que la régénération soit au moins égale à la consommation — voire supérieure, dans le meilleur des cas.

Par exemple, si l’on utilise du bois, qui entre dans la catégorie de la biomasse, il ne faut pas que cela entraîne une diminution de la quantité d’arbres dans nos forêts. En ce sens, le bois est une énergie verte si l’on sollicite plutôt les déchets issus des chantiers, les copeaux et autres résidus. On sort totalement du concept écologique si l’on commence à couper des arbres dans l’objectif d’alimenter les chaudières des maisons !

En parallèle, il existe différentes méthodes pour fabriquer de l’énergie biomasse : toutes les centrales ne fonctionnent pas forcément de la même manière.

La combustion

Brûler des déchets organiques permet de produire de la chaleur et/ou de l’électricité. Quand on parvient à fabriquer les deux simultanément, on parle de cogénération. Ici, la biomasse est constituée en brûlant du bois ou des déchets agricoles comme la paille ou l’arachide, entre autres. Cette pratique reste aujourd’hui peu répandue : en France, seulement 10 % de la production d’électricité d’origine biomasse émane d’une combustion.

La méthanisation

Le processus de méthanisation peut se résumer simplement : on transforme les déchets en biogaz par l’intermédiaire d’une fermentation (possible grâce à l’usage de bactéries spécifiques). Le biogaz, presque similaire au gaz naturel, est brûlé dans un moteur à combustion, pour produire de l’énergie mécanique ou de l’électricité. En méthanisation, de nombreuses matières organiques sont utilisées, à l’image des déchets ménagers ou même des boues des stations d’épuration.

La pyrolyse

Grâce à l’action de la chaleur, la pyrolyse décompose les matières carbonées. On obtient au final une matière solide (charbon de bois ou végétal), liquide (huile pyrolytique) ou gazeuse (combustible). Il existe une autre pratique proche de la pyrolyse, que l’on appelle thermolyse. Elle traite des biomasses contaminées ou des déchets ménagers.

Concrètement, le déploiement de la biomasse permettrait de générer des énergies avec des matières encore peu mobilisées, telles que les déchets ménagers ou agricoles. Cette valorisation énergétique est profitable pour notre planète : les procédés rejettent peu de polluants et de gaz à effet de serre. Le choix du biogaz pour remplacer le gaz naturel, quant à lui, réduit l’émission de méthane dans notre air. Il favorise également la valorisation de matières dans les décharges et stations d’épurations, puisque l’on peut — par exemple — recycler les boues inutilisées après l’assainissement des eaux.

Quels sont les enjeux de la biomasse pour les énergies renouvelables ?

La France cherche à rendre son mix énergétique plus vert, en misant autant que possible sur les énergies renouvelables pour obtenir de l’électricité, de l’eau chaude sanitaire ou encore se chauffer. Le développement de la biomasse contribue efficacement à cette transition énergétique, indispensable pour préserver la planète et réduire notre empreinte énergétique.

Toutefois, la biomasse entre dans la catégorie des énergies renouvelables uniquement lorsqu’elle est bien utilisée. Concrètement, les matières de base ne doivent pas être prélevées dans l’environnement de façon volontaire, car cela engendrerait des déséquilibres. On ne doit pas tuer des animaux, couper des arbres ou augmenter la quantité des déchets ménagers pour produire ces énergies. À l’inverse, il faut se contenter d’utiliser les ressources disponibles, sans chercher à produire davantage.

Plusieurs acteurs doivent collaborer en bonne intelligence pour développer la biomasse sur le territoire : les gestionnaires des déchets, avec un tri réadapté à ce nouvel enjeu, les producteurs d’énergies, les industriels du bois et les collectivités locales.

Contribuer à préserver la planète à sa propre échelle

La biomasse constitue, pour les industriels du bois, une excellente manière de réduire leur empreinte énergétique. En effet, ils peuvent désormais diriger leurs déchets de bois (copeaux inutilisables pour eux, notamment) vers les filières compétentes, dans l’optique de les transformer en énergie.

Chaque entreprise, dans son propre secteur, peut contribuer à améliorer la qualité de notre environnement et de notre air. Par exemple, dans les travaux d’entretien, tous les professionnels sont invités à changer leurs habitudes, pour réduire l’usage des eaux de javel, solvants et autres détergents agressifs.

Il existe d’autres méthodes pour nettoyer sans polluer : ENZYNOV vous propose de découvrir ses produits d’entretien enzymatiques naturels et sans risque pour la planète. Tout comme la biomasse, ils représentent un fort potentiel s’ils sont plus largement sollicités et s’ils permettent d’abandonner les alternatives plus polluantes.

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